03.07.2007

Un coup de griffe

bc0b2b37be73e051c48d171c2bf999e4.jpgUne fois n’est pas coutume, je vais égratigner une course, ou plutôt les organisateurs. Eh oui ! Ce dimanche, c’était le baptême du feu d’une épreuve triathlon sprint en équipe, avec les filles du Club de D3 de Liévin pour les interrégionaux en vue de la qualif’ France (en septembre en Bretagne). J’y jouais le rôle de « la roue de secours » au cas où les 3 meilleures rencontraient un problème mécanique ou physique, car il fallait arriver au minimum à 3 pour figurer dans le classement. Mon seul objectif était donc de finir…le ridicule ne tuant pas, même la dernière place me convenait.

 

Arrivés en Normandie, à Fains (27), le repérage du parcours vélo me donne des sueurs froides…Boudiou, qu’est-ce que ça monte !!! Cela dit le coin est très champêtre, le soleil est présent, les copains et les copines me rassurent…donc ça va.

 

Et voilà le départ, dans l’eau, pour 760 m sur 2 boucles dans un étang bien sympa (beaucoup d’arbres) avec une eau à 21°. Je flippe à donf’ mais je ne démarre pas trop mal…jusqu’à la dernière ligne droite où j’ai cru mourir.

 

En effet, partie dans la 1ère vague avec les Hommes D3 (peu nombreux) et les femmes (environ 50), on avait de la place pour nager ; d’autant que je m’étais mise en queue de peloton. Il était prévu que la seconde vague partirait quand le dernier de la 1ère sortirait de l’eau. Seulement, voilà, la promesse n’a pas été tenue et j’ai été rattrapée par la horde sauvage. En clair, c’est 200 nageurs qui se battaient pour le championnat élites de Normandie, donc pas des tendres. C’est comme si un banc de sardines vous passait dessus…sauf que les sardines en question font en moyenne 1,85 m pour 80 kg. J’ai pris des coups de poings sur la tête, des coups de pieds dans les côtes, j’ai bu la tasse, je me suis emmêlée dans un fil de bouée…et j’ai fini par m’accrocher au bateau des sauveteurs. Je croyais nager en moins de 17 minutes (ce qui est déjà beaucoup trop mais c’est mon niveau) et j’ai lamentablement fait 20 minutes. Je suis sortie de l’eau déboussolée, dégoûtée et prête à abandonner…sauf que là, il y a les spectateurs, les encouragements, et je suis donc partie à vélo pour un parcours de 24 km, sélectif, mais superbe et pour une course à pieds (version trail) de 5,5 km avec une montée digne de La Montagnarde d’Ablain (un enfer pour les cuisses). Et à l’arrivée, surprise ! Les copains m’attendaient pour finir les dernières centaines de mètres avec moi. Merci aux copains pour leur soutien, merci au triathlon pour les émotions, merci aux organisateurs pour leur parcours…mais, de grâce, ayez pitié des modestes qui constituent la masse des coureurs et tenez vos engagements pour ne pas les mettre en difficulté au risque de les dégoûter à jamais. Au fait, je ne suis pas dernière mais avant dernière car j’ai passé une nana sur le parcours course à pieds…ce que je sais faire le mieux !!!